Corinne Bretel

Peintre

Cette artiste est recommandée par le critique Christian Noorbergen.

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Présentation de Corinne Bretel


Biographie

née à Paris en 1965

1986-1988:       Beaux Arts de Valence (Arts Graphiques)

1984-1986:    Beaux Arts de Beaune

vit et travaille en Bourgogne

Expérience professionnelle

1992 à ce jour : Graphiste free-lance (logos, Affiches, Illustrations, PAO…).

1989 – 1992 :   Intervalliste (dessinatrice) dans le cinéma d’animation à Paris.

1988 – 1989 : Maquettiste dans un studio de création à Bagnolet 93.

Expérience pédagogique

2009 à 2017 :   Enseignante aux Beaux-Arts d’Auxerre.

2000 à 2017 :  Professeur d’Arts Plastiques – MJC St julien du Sault.

 

 

 


Le travail de Corinne Bretel

Fascination poétique pour l’éphémère, ma production au travers de multiples techniques, s’installe à la manière d’un reliquaire comme un espace de monstration de ce qui n’est plus. J’aime assembler, cadrer des signes végétaux et minéraux, établir un contact avec la matière, le corps et la peau… Entre nature, figure et abstraction, je tente à l’aide de simples tracés noirs, colorés, de questionner l’esprit des lieux et l’imaginaire qu’ils suscitent.

Le mot du Critique d’Art

Corinne Bretel, ses îles d’étrangeté

Artiste subtile, pudique et réservée. Ses îles d’étrangeté font secrets d’intime diffusion, en très aventureuses propositions graphiques. Corinne Bretel habite la rareté, la couleur ténue, et le geste allusif. Elle s’abandonne aux fragiles talismans qu’elle ose si bien créer. Son art de singulière cartographe s’arrache aux pesanteurs du quotidien. Elle saisit l’univers par le sol, par ses dedans, ses sources enfouies, et ses rêveries d’éternelle enfance.

Art d’imprégnation mentale, de subtilités dessinées, d’entrelacs “chargés“ et d’âpres enchevêtrements formels. Corinne Bretel, n’a nul besoin de brûlures chromatiques. Elle ignore la provocation colorée. Elle utilise plutôt, comme les musiques d’Asie, toutes les modulations d’une valeur. En traces légères et fouillées, ses apparences de terre ancienne, de peau vieillie, et d’archaïque parchemin, envoûtent l’espace. Denses couleurs assourdies qui absorbent les contours, en masses profondes qui dématérialisent le monde. On dirait parfois de fins reliquaires d’âme. Et dans ces lieux sans fin et sans fond, la brutalité de la couleur, comme le sang, s’est retirée, laissant place possible aux exigences d’une infinie sensibilité, insondable et vive.

Ses nus, lourds et puissants, sont d’outre-mémoire.

Ses denses dessins d’intimité, labyrinthiques et allusifs, fulgurent. Singuliers dessins d’implosion arrêtée. Trames de nature végétale dramatisées comme d’humaines mises à nu. Sidérantes traces noires et blanches, à l’impact dur et cru.

Corinne Bretel a la fièvre des labyrinthes et des profondeurs. Et la plus infime sensibilité trouve ses marques. Très heureusement décalées.

 

Christian Noorbergen

Critique d'Art