Evgenia Saré

Peintre

Cette artiste est recommandée par le critique Christian Noorbergen.

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Présentation d’Evgenia Saré

Biographie d’Evgenia Saré

Née en 1959 à Erevan, Arménie, Saré est diplômée de l’Académie Nationale des Beaux-Arts de sa ville natale. Parallelement à son travail de scénographe (plus de 40 productions au théatre et 4 au cinéma), elle explore plusieurs techniques pour donner vie à ses personnages, allant de la céramique au bronze, en passant par l’eau-forte et la monotype. Depuis son installation à Paris en 1991, elle se consacre entiérement à la peinture à l’huile. Ses œuvres font partie de nombreuses collections privées et de musées, sont présentées en permanence à la galerie Edition 88 à Luxembourg, à Muse Gallery à Columbus (Ohio, USA), Artspace Oakville à Canada, Galerie am Roten Hof – Vienne, Autriche, Galerie Alain Daudet, Toulouse, France ARTCOMPULSION, Montpelier, France

Le travail d’Evgenia Saré

Ma seule motivation à peindre c’est le plaisir que j’en retire. Je me sens bien avec mes personnages, qui sont doux, gentils, coquets et surtout très  humain.
Je travaille toujours, même quand je n’ai pas le crayon  ou  le pinceau à la main, chaque regard, chaque mouvement, chaque parole, chaque passant tout ce qui m’entoure rempli ma tirelire de p
eintre. J’épure le personnage, j’enlève la méchanceté, l’amertume, le voile gris des tracas  quotidiens, et ils continuent leur vie sur mes tableaux dans la sérénité et le bonheur.

Le mot du Critique d’Art

L’art aigu d’Evgenia Saré

Les surprésents personnages Evgenia Saré animent à jamais un conte de fées décalé pour adultes faussement naïfs. La face domine frontalement, et fait tache vive, isolée ou dupliquée dans le charnel miroir du couple, voire émiettée dans la toile en une foule d’êtres émouvants, assemblés par le hasard, la fête, ou la tendresse. Somptueuse théâtralité d’un ordinaire superbement transgressé, mine de rien, par le dedans. Corps innombrable et joliment scabreux.

On dirait chaque œuvre lissée de milliers de coups de pinceaux. On dirait la surface policée de l’intérieur par des milliers de coups d’œil attendris et respectueux. Chromatique prodigieusement maîtrisée. Corporéité fantasmée, larvaire et dilatée, débordante de sensuelles joyeusetés. Laiteuse, compacte et boursouflée, la chair peinte d’Evgenia Sare, d’une saisissante proximité, se teinte d’un très accrocheur rose vif, cependant que l’ironie, acerbe et pudique, latente et serrée, prend la scène entière à son compte. Au creux de cette délicate obscénité, s’ajoutent les puissances chaotiques d’un corps archaïque et précieux, toujours montré en tenue d’apparat.

Evgenia Sare invente de prodigieux tours de passe-passe, créant à tout-va de subtils pièges à regards, amoureux et humoureux.

Artiste rare et profondément singulière, Evgenia Sare ose exhiber les dessous des cultures…

 

Christian Noorbergen

Critique d'Art