Isabelle Vialle

Peintre

Cette artiste est recommandée par le critique Christian Noorbergen.

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Présentation d’Isabelle Vialle

Biographie

Après des études en Arts plastiques et un passage dans le cinéma d’animation et le graphisme, c’est lors d’une résidence d’artistes de 3 ans à Troyes qu’Isabelle Vialle trouve son expression dans la peinture qu’elle ne quittera plus.

Le travail d’Isabelle Vialle

Végétales, animales, humaines, toujours organiques, les séries naissent de rencontres et interactions subjectives entre mes propres contes, la nature, et la poésie ; univers enchevêtrés qui puisent la vie de leurs propres entrelacs. C’est un champ d’exploration, une aventure qui se découvre et se vit dans une suite d’expériences, un dialogue avec la matière en perpétuelle métamorphose qui se poursuit avec l’intime, pour devenir l’improbable anatomie de mes émotions.

Isabelle Vialle

Le mot du Critique d’Art

Isabelle Vialle

Peut-être la veine la plus vive, et la plus dure, et la plus crue de la création. Art de hauts risques, où la peinture brûle les surfaces et saccage l’usure des apparences. Chez Isabelle Vialle, comme arrachée au dedans, la peau couvre la toile de pigments en lambeaux, et de graves gestes acérés creusent le hors-temps de l’art, l’éternelle présence de la mort, et les instants miraculeux de la vie.

Les creux du corps s’ouvrent à tous les dehors, et le cycle vital de ce qui surgit et disparaît vibre au profond de la toile. En lieu d’insondable création, le paysage humain est ici sans fond, et le corps vrillé coule de l’infini du haut vers l’infini du bas. Corps-passerelle entre deux infinis.

L’espace est vertical, il pleut du sang, de la vie, et de la nuit. Le corps peint, vêtu de signes et de traces, épouse à vif les nœuds furieux de l’univers. Indistingués et fluides, nés d’avant la sommaire distinction d’origine, les corps éblouis de Béatrice Vialle gardent le plus lointain contact avec la trame la plus intime et la plus enfouie de ce qui unit la terre vivante à la boue charnelle. Chez elle, on passe sans le savoir du corps au vide, et de la peau vive aux ténèbres. Tout fait passage, racines de vie et traces hantées entremêlées.

Peinture de haute tenue, fatale et cruelle.

Christian Noorbergen

Christian Noorbergen

Critique d'Art