Laïna Hadengue

Peintre

Cet artiste est recommandé par le critique Francis Parent Editions Patou.

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Présentation de Laïna Hadengue

Biographie de Laïna Hadengue

Laïna Hadengue nait le 26 février 1962 à Valence dans une famille à vocation artistique. Plasticienne, artiste peintre et vidéaste. Elle commence à peindre à l’âge de 15 ans. Son parcours d’autodidacte l’amène à explorer la peinture figurative, utilisant essentiellement la technique de la peinture à l’huile. Son travail va associer des formes hyperréalistes avec une iconographie surréaliste, notamment dans sa série «  Mes portraits insolites ».

Celui ci est présenté lors de la Biennale de Venise 2017 au Palazzo Mora, Centre Culturel Européen. Ses œuvres participent à de nombreuses expositions individuelles et collectives en Europe, en Asie et aux États-Unis.

Le travail de Laïna Hadengue

Chaque tableau est un fascinant arrêt sur image qui cristallise la beauté intacte d’une leçon de peinture à l’âge du numérique. Notre condition humaine de spectateur diverti par la multiplication des images est suspendue après un détour méditatif sur notre monde sans qualités, heureusement ponctué d’un humour à toute épreuve ! De fait, les peintures aux accents saturniens de Laina Hadengue sont insolites, parfois, habitées par des êtres esseulés en proie à l’expérience du deuil, ou par cette nouvelle forme d’humanité déchue dans un exil intérieur digitalisé.

Au-delà des nombreuses références faites à l’histoire de l’art, dont la proximité troublante avec Magritte semble la plus nette, les symboles sont souvent déplacés, retournés avec un humour décalé et féminin.

Aussi, Laina Hadengue se confronte autant à la minutie picturale de Vermeer, qu’à la précision numérique des images virtuelles donnant à voir une organisation de pixels sortie d’un calcul algorithmique ! La peintre prend, sans doute, un malin plaisir à mimer la puissance sidérante du régime digital des images, en y ajoutant sa touche de « plus-value » plastique, qui confère à ses tableaux une place indécise entre surréalisme et hyperréalisme.

Philippe Godin

Le mot des Éditions Patou

Dans notre société contemporaine porteuse de l’obsession du progrès, il se trouve des artistes capables de renverser l’idée de la technicité et de son caractère utopique. Laïna Hadengue détourne ici les caractéristiques d’une image efficace et symbolique auquel nous sommes constamment confrontés. L’artiste cherche à soulever l’égarement de l’Homme à l’aube de cette nouvelle société.

En perpétuelle mouvement, celle-ci délaisse ceux qui ne peuvent suivre son rythme. En lâché prise, les sujets des tableaux de Laïna Handengue deviennent des figures de vanité, en réflexion momentanée sur leur propre condition.  Le quotidien, autrefois un espace de confort, apparaît comme le théâtre d’un cloisonnement, d’une conformité qui leur est imposée.

C’est à partir de cette déchéance que Laïna Hadengue se saisit de la grâce fugace de leur rupture au monde. Sa peinture incarne une retour à soi et une ode à l’humanité.