Silvère Jarrosson

Peintre

Cet artiste est recommandé par le critique Mathieu François du Bertrand.

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Biographie de Silvère Jarrosson

Mes années de danse à l’Opéra de Paris vivent aujourd’hui un renouveau à travers mes toiles. Par une approche qui peut s’apparenter à celle de l’action-painting, je cherche à insuffler un mouvement à la peinture. Fondamentalement, ma démarche est restée la même, qu’elle soit dansée ou peinte.

Convaincu des nombreuses synergies existantes entre la Science et les Arts, je mène volontairement de front des projets de recherche en biologie et un parcours d’artiste peintre. L’ensemble de ces travaux m’amène à considérer la frontière entre la vie et l’inertie comme fine et poreuse, encore peu explorée mais à fort potentiel expressif.

 

Le travail de Silvère Jarrosson

 

Je crois à l’apparition spontanée, dans un environnement ou sur une toile, de formes esthétiques et évocatrices, et cherche à produire ce phénomène. L’acrylique, diversement fluidifiée et mise en mouvement, peut adopter des attitudes proches de celles des tissus organiques ou géologiques.

À sa façon, l’art pourrait-il apporter une forme de réponse à l’énigme de l’apparition de la vie sur Terre ?

Mon travail propose une exploration de ce processus de naissance et une recherche sur la façon dont la matière (ici picturale) peut être encline à s’animer dans des attitudes évocatrices. En ce qu’elle est une manifestation spontanée d’une énergie intime, la danse peut se faire l’écho des mouvements qu’engendre la vie. En dansant, je vois réapparaitre la vie dans chacune de mes toiles. Il existe un lien entre danse et biologie, entre mouvement dansé et mouvement physiologique, que des artistes, Wayne McGregor peut-être le premier, expriment en chorégraphie. Je voudrais l’exprimer en peinture.

Le mot du Critique d’Art

« Le travail de Silvère Jarrosson ajoute au monde connu sa dimension apocalyptique. Il montre un univers où tous les langages sont abolis, mais dans lequel règnent encore la part animée et mouvante de l’âme, le fredonnement des interstices, la respiration des vides : sans cela, l’être renoncerait à sa part légendaire. C’est pourquoi cet art se regarde comme une aventure organique et lente de ce temps mythique présent en nous, à notre insu, et qui rejaillit dans nos émotions. »

Mathieu François du Bertrand

Mathieu François du Bertrand

Critique d'Art