Tana Chaney

Peintre

Cette artiste est recommandée par le critique Christian Noorbergen.

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Présentation de Tana Chaney

Biographie de Tana Chaney

Tana est née le 11 janvier 1978 à Sofia. Durant les années de chaos et de liberté qui suivirent la chute du communisme en Bulgarie, elle fait ses études secondaires au Lycée des Arts Appliqués de Sofia dans un quotidien tissé d’absurdité. Elle s’en empreigne tout en lui échappant par l’humour et le rêve de voyage.

Elle arrive à Paris en 1997 pour passer le concours de l’Ecole Nationale Supérieure des Beaux-Arts où elle travaille dans les ateliers de peinture dirigés par Vladimir Velickovic, Dominique Gauthier et Abraham Pincas, et dont elle obtient le diplôme en 2003.

Le travail de Tana Chaney

Au départ le corps suit un chemin, pareil à d’autres corps dont il croise les chemins. Avec certains il avance même en parallèle. Lorsque le corps se perd, tous les chemins, y compris les traces déjà faites s’effacent. A la recherche d’un repère, le corps se tourne vers sa mémoire, qui ne l’a jamais trompé. Une fois de plus, elle ne le déçoit pas et lui propose de choisir entre songe et mensonge. Mais le corps cherche la vérité et, quittant sa mémoire, se reperd. Il ne lui reste plus que devenir son chemin et s’étendre sans limite. Comment le corps pourrait-il rester vertical en marchant sur lui même ? Comment garder la vue sur l’horizon lorsque le corps est couché ? Le corps oublie le chemin et comprend qu’il a surtout besoin d’une main. Une main pour tracer à la fois la ligne et le point, pour joindre la terre et le ciel, le corps et son chemin.

 

Le mot du Critique d’Art

L’univers est un corps infini, vêtu d’espace, de bleu-nuit, et de pure peinture. Tana Chaney s’abandonne sans fin à l’absence des apparences, quand des vagues d’énergie pure, charnelle et pudique, incantent les profondeurs. Elle peint les envoûtements d’âme et de vie du dedans profond, et chaque peinture est une secousse vitale perdue-éperdue dans l’intime immensité.

Mystique charnelle en errance, sidérante et somptueuse, allusive et emportée.

 

Christian Noorbergen

Critique d'Art