LOUISA RAMPON

Sculptrice

Cet artiste est recommandé par le critique Christian Noorbergen.

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Présentation de Louisa Rampon

Biographie de Louisa Rampon

Après un court passage aux Beaux arts de Valence, je collabore avec le ballet national de Port au Prince en Haïti. En m’immergeant dans cette culture animiste, les fondements de ma recherche se révèlent.

De retour en France je crée une compagnie de spectacle de rue, j’en serai la directrice artistique pendant 20 ans.  2019 signe la fin de cette aventure,  je me tourne alors vers la sculpture… plus intime !

Je deviens  l’élève de Jean Patrice Rozand sculpteur du métal.

 Simultanément  je m’inscris dans un atelier de modèle vivant à l’Ecole Supérieure d’Art et Design de Valence (pas de sculpture sans dessin) avec Alain Marchand. La rencontre et l’enseignement de ce professeur seront déterminants dans mon parcours. Très tôt il encouragera la singularité de mon observation et de mon dessin.

Parallèlement  je me forme au moulage par nécessité mais aussi par intérêt, auprès de l’entreprise Technimoulage. Je suis de près les réalisations des moules pour le MUCEM, la fondation LUMA, le 19M² de Chanel… A leurs contacts je me familiarise avec l’architecture, les volumes, les ombres,  les lumières et la perfection des réalisations.

Le travail de Louisa Rampon

Fascinée par le merveilleux de l’homme, effrayée par ses audaces destructrices, mon travail questionne la figure humaine. A travers elle j’interroge tout à la fois la dimension tragique et merveilleuse de la vie ainsi que son large spectre sacré.

Dès mes premières œuvres, non figuratives, je recherche le dialogue entre des formes et des matières en apparentes oppositions : fin-épais, matière chaotique-lisse, tendu-volcanique. De cette rencontre l’échange devient une évidence, un souffle de vie.

A l’œuvre, je guette ce rapport à notre héritage, aux origines, à l’archaïque. Mes sculptures y plongent leurs racines puis s’élancent dans une écriture à la fois contemporaine et intemporelle.

Je tends, je lisse, je froisse la matière, la terre. Le bronze en sera  charnel.

A fleur de métal, j’insuffle l’indicible.

Je  livre à cœur ouvert ce que la pensée, par pudeur et peut être aussi par sagesse, calfeutre dans la matière.

Je cherche les failles, les blessures, les forces, je les dévoile afin que la beauté advienne aux travers de votre regard. Qu’importe ce trop-plein d’amour qui signe notre fragilité, si  à partir de nos bases solides, nos corps puissants s’étirent vers la lumière. Mes sculptures cherchent à évoquer ce chemin qui nous porte vers plus d’humanité.

J’invite à reconnaître avec humilité nos faiblesses à s’y confronter afin de s’élever toujours un peu plus.

Emane de mon travail une recherche de sérénité, de plénitude, l’apaisement des corps et des âmes, ce lien avec le tout, sans y discerner une quelconque domination.

Je suis  dans cette quête profonde, précieuse, salvatrice, continue de la Paix, celle-là même qui nous redresse dans la posture de l’Homme.

 La sculpture m’offre le privilège de transmettre ce que je suis : cette quête permanente d’absolue et de joie qui m’anime

 

Luisa RAMPON

Le mot du critique d ‘art

Louisa Rampon, intemporelle et contemporaine, unit dans le même temps de la création, la masse hétérogène et première de la matière et l’infinie concentration de la face humaine. Elle se débarrasse des superflus de l’apparence, et la puissance du métal incarne à vif la mystérieuse énergie de l’existence. Sculpture plurielle, où l’aigu de la densité étreint la trace chaotique des origines. L’espace évidé est fendu par une lame visagière qui s’abandonne à la pure présence de l’essentiel. Formidables tracés de tête, en plaques de chair tranchée, en instance d’éternité.

 

Christian Noorbergen

Critique d'Art